Une économie durable

 

Orientations digitales dans la maîtrise d’ouvrage

 

« Le Building Information Modeling (BIM) apparaît comme une étape incontournable pour assurer la transition numérique du Foyer Rémois, et établir ainsi la pérennité de ses activités dans l’avenir. A ce titre, lauréat d’un appel à projet lancé par la FFB*, Le Foyer Rémois accompagne des partenaires locaux dans la démarche BIM. »

BIM : quand le virtuel devient réalité

 

Le Building Information Modeling (ou Management), plus communément désigné sous l’acronyme BIM, est un ensemble de processus collaboratifs et de logiciels permettant de réaliser la maquette numérique d’un bâtiment. En résumé, on peut dire que le BIM est un mode de construction (ou de réhabilitation) numérique précédant la réalité physique. Ou, pour schématiser davantage, avec le BIM on fait les choses de façon virtuelle avant de les faire réellement.

 

Cette nouvelle maquette numérique, collaborative et « interopérable », permet également de maîtriser et de pérenniser toutes les données qui sont ensuite nécessaires à l’exploitation, la gestion, la commercialisation du patrimoine. En ce sens, la nature même du BIM est la fiabilité. Il faut ainsi imaginer qu’en centralisant toutes les informations qui doivent être accessibles, le BIM va remplacer tous les documents, tous les tableaux Excel utilisés aujourd’hui. Dès lors, avec le BIM, la mémoire n’est plus individuelle mais devient véritablement collective.

Tony Cazé

Conducteur d’opérations

Une première pour Le Foyer Rémois

 

En 2017, Le Foyer Rémois a été lauréat du projet Villavenir Sillery-Couture, rue Gérard Philipe à Reims, lancé par la FFB pour la réalisation d’un ensemble de 29 logements collectifs et de 8 maisons. Dans le cadre d’une convention de partenariat, la FFB finance l’intervention d’un assistant à maîtrise d’ouvrage BIM (AMO-BIM). L’objectif est de réaliser un projet en mode Building Information Modeling pour lequel Le Foyer Rémois va faire appel à des partenaires locaux, va les accompagner dans la démarche BIM et faciliter l’accès à ces différentes composantes.

 

Cette opération de construction neuve en BIM est la première du genre menée par Le Foyer Rémois et devrait démarrer à la fin de l’année 2018.

 

La convergence des données fiabilisées du BIM entre tous les acteurs d’un même projet doit, à terme, aboutir à une diminution du coût global d’un ouvrage, de sa conception jusqu’à la fin de sa vie. Le BIM se présente donc comme une source importante d’économies à venir.

 

* FFB : Fédération Française du Bâtiment

Réhabilitation Apollinaire

 

« Sous l’égide de la FFB*, Le Foyer Rémois conduit une opération de « lean construction » pour la réhabilitation de 220 logements occupés. Une première sur le plan régional. »

Une opération de réhabilitation innovante

 

« L’opération de réhabilitation Apollinaire/Jean d’Aulan, à Reims (5 adresses, 1 parking, 220 logements occupés) s’effectue dans le cadre d’un projet de « lean construction » pour lequel la FFB cherchait un partenaire. Le Foyer Rémois s’est porté volontaire et a été retenu pour conduire cette expérimentation. On parle effectivement d’expérimentation en ce sens que la « lean construction » est un process très novateur.

L’objet de la « lean construction » (ou, en l’occurrence, de cette « lean réhabilitation ») consiste à mettre en relation les chefs de chantier de chaque entreprise partenaire du projet (15 au total) afin qu’ils optimisent leurs plannings d’intervention pour limiter les pertes de temps. Toutes les entreprises ont d’ailleurs rendu un rapport sur la façon dont elles comptaient procéder dans le cadre général de cette organisation.

Sur ce projet, la FFB missionne un prestataire extérieur, un « coordinateur lean », qui accompagne Le Foyer Rémois et les entreprises partenaires dans cette démarche complexe.

40% d’économie d’énergie

 

La réhabilitation des immeubles concernés porte sur l’enveloppe thermique, les murs, les terrasses, les vide-sanitaires, les caissons VMC, la menuiserie. S’y ajoute la « reprise » de toutes les parties communes, avec mise en place de vidéo surveillance. Dans les appartements, toute l’électricité est refaite, ainsi que les portes palières et l’étanchéité des fenêtres.

Dans le parking, on révise les emplacements de stationnement, l’éclairage, la sécurité, la vidéo surveillance. Des containers enterrés viennent remplacer les vide-ordures. Un embellissement extérieur et la mise en place d’une aire de jeux sont également prévus.

 

Au-delà de l’aspect réhabilitation, qui vise à améliorer le confort et le cadre de vie des locataires, la « lean construction » doit minimiser les nuisances qu’ils auront à subir pendant le temps des travaux. Les occupants ont d’ailleurs été informés, lors de deux réunions, des tenants et aboutissants de cette réhabilitation, qu’ils ont approuvée par vote.

Au terme des travaux (qui ont débuté fin janvier 2018 et devraient s’achever au printemps 2019), un bilan de cette opération sera effectué afin d’apprécier si le principe peut être utilement dupliqué.

Avec cette réhabilitation, ce ne sont pas moins de 40 % de déperdition d’énergie en moins qui sont escomptés.

Eric Bannier

Responsable d’opérations

 

*FFB : Fédération Française du Bâtiment

Business Intelligence

 

« Dans le cadre de sa stratégie numérique et en développant des outils de pilotage des activités, Le Foyer Rémois s’engage résolument dans une dynamique d’efficience répondant aux besoins de l’entreprise, comme l’expliquent Anthony Baudry et Angélique Brisson. » 

Le numérique au service de l’efficience

 

Avant tout, pouvez-vous expliquer en quoi consiste Qlik Sense le logiciel de Business Intelligence ?

Angélique Brisson – De façon synthétique, on peut dire que le logiciel Qlik Sense est un outil qui doit permettre aux directeurs de piloter plus efficacement leurs activités et d’en améliorer la performance.

Anthony Baudry – Jusqu’à présent, le Contrôle de Gestion fournissait une batterie d’indicateurs relatifs aux loyers, aux règlements, aux situations contentieuses, à la vacance de logements, etc., réalisée de manière empirique. Si nous maîtrisons la production de ces données, nous y ajoutons désormais la puissance pour sécuriser les données, être plus réactifs, et mieux répondre aux besoins de l’entreprise.

Angélique Brisson – Avec Qlik Sense, nous allons dégager du temps pour parfaire des analyses qui seront utiles aux managers.

Anthony Baudry – Et c’est bien le rôle d’un service support comme le nôtre, puisque l’obligation de performance passe par le contrôle de gestion.

 

A quel moment le logiciel sera-t-il en service ?

Angélique Brisson – Le projet a été lancé en novembre dernier et dès le mois de juin 2018, nous sommes en mesure de fournir les premiers éléments et de montrer toute la valeur ajoutée du logiciel.

Angélique Brisson

Adjointe au responsable du contrôle de gestion

Anthony Baudry

Responsable du contrôle de gestion

La mise en œuvre de Qlik Sense s’inscrit donc pleinement dans la stratégie numérique du Foyer Rémois

Anthony Baudry – C’est effectivement l’un des éléments du développement de la stratégie numérique du Foyer Rémois.

Angélique Brisson – Et plus largement, nous nous inscrivons aussi dans la stratégie numérique du Groupe Arcade puisque plusieurs entreprises du Groupe réfléchissent à la mise en place de ce type de logiciel. Cela devrait offrir des synergies de moyens, d’échanges, de comparaisons fiables au sein du Groupe. C’est une façon de fédérer les entreprises autour d’un même outil.

Anthony Baudry – C’est un besoin des directions opérationnelles et cela va indéniablement apporter un « plus » aux managers en créant des éléments de pilotage qui n’existaient pas, comme l’observatoire des charges ou le suivi du plan stratégique du patrimoine…

Etat des lieux

 

« Fruit d’un important travail collectif et collaboratif, le nouvel outil « état des lieux » facilite d’ores et déjà le travail de tous les intervenants autour cette activité spécifique. Et il ne demande qu’à être amélioré ! »

Nouvel outil « état des lieux » : un succès collectif

 

En quoi était-il nécessaire de concevoir un nouvel outil « état des lieux » ?

Thibaut Deschamps : A l’occasion d’une réorganisation faisant intervenir des collaborateurs de différents services dans le cadre d’un « état des lieux », il a été constaté que l’outil utilisé jusqu’alors pour réaliser ces états des lieux était obsolète, et qu’il ne « communiquait » pas avec le logiciel de gestion locative utilisé au sein du Foyer Rémois. Il était donc nécessaire de mettre en place un nouvel outil qui soit adapté à cette nouvelle organisation et aux différents métiers collaborant dans ce périmètre.

Aurélie Belot : Le service informatique a collaboré avec les différentes équipes de terrain dans le paramétrage de ce nouvel outil « état des lieux », connaissant bien les exigences de cette procédure, ce qui a nécessité un travail transversal important de la part de tous. Cet outil a également été conçu pour se greffer sur notre logiciel de gestion locative, afin de « communiquer » avec lui, de permettre l’échange de données. Puis différentes versions ont été testées, jusqu’à celle actuellement utilisée.

Entre le paramétrage, les tests et la formation des premiers utilisateurs, il a fallu environ 6 mois. L’outil « état des lieux » a été mis en production le 2 mai 2017.

Aurélie Belot

chef de projet applicatif

Emmanuel Cunin

gestionnaire clientèle

Nicolas Dallasta

gestionnaire technique

Thibaut Deschamps

chef d’agence

Nelly Lehu

agent de résidence

Quels sont les avantages de ce nouvel outil ?

Emmanuel Cunin : Nous avons connu de nombreux outils différents. Aujourd’hui, comme le disait Nicolas, une tablette enregistre la signature électronique du client et lui adresse l’état des lieux dans sa boîte mail. Il a fallu modifier les habitudes des utilisateurs, mais c’était indispensable. Il y a désormais un gain de poids (nous n’avons plus à nous emporter de lourds dossiers), de temps et une économie de papier.

On peut également utiliser l’outil pour réaliser les « entrées » et les « sorties » de garage qui ne se faisaient précédemment que sur exemplaires papier.

Nicolas Dallasta : Désormais, à la sortie du client, nous pouvons prévoir les travaux à réaliser et un « bon travaux » des différents corps d’état intervenant est généré par l’outil. C’est un gain de temps pour le secrétariat. En outre, le constat part directement dans le logiciel de gestion locative et il est consultable. Là encore, il y a gain de temps et une économie de papier.

Emmanuel Cunin : Il a fallu un peu de temps de « mise en route ». Mais maintenant, plus on le manipule, plus on l’alimente, plus cet outil facilite le travail des gestionnaires techniques et de clientèle.

Nelly Lehu : Nous avons à présent toute la transversalité nécessaire avec les autres services. Après un temps d’adaptation, on gagne du temps et l’outil s’avère maniable !

Aurélie Belot : Aujourd’hui, les commerciaux peuvent consulter sur notre logiciel de gestion les travaux prévus dans le logement avant la re-location. Et si les utilisateurs rencontrent un problème technique, le service Informatique peut « prendre la main » à distance pour les dépanner.

Il reste toutefois des axes d’amélioration et cet outil continu d’évoluer.

 

Justement, quelles pistes d’amélioration avez-vous déjà identifiées ?

Emmanuel Cunin : Le suivi budgétaire est impératif pour la remise en état du logement pour les Gestionnaires Techniques.

Thibaut Deschamps : Et tendre vers un nomadisme multi fonctionnel grâce aux tablettes et smartphones : EDL (Etat des Lieux), consultation de la base de données, réalisation des DIT (Demande d’Intervention Technique)/BT (Bon de Travail), d’audit propreté…

Aurélie Belot : Nous devons déjà nous projeter et penser aux nouveaux outils à mettre en place en mobilité.

 

Cet outil « état des lieux » équipera toutes les agences à la fin de lannée 2018. Mais on peut déjà dire que cest une réussite

Thibaut Deschamps : Pendant toute l’année 2017, sur la base d’un volontariat fort et d’un grand investissement de tous les parties prenantes/services, un groupe de travail s’est réuni chaque semaine pour faire avancer le projet. Toutes les directions y ont participé. Il faut souligner que c’est ce travail collectif qui a permis le succès du projet.

Emmanuel Cunin : Nous avons connu de nombreux outils différents. Aujourd’hui, comme le disait Nicolas, une tablette enregistre la signature électronique du client et lui adresse l’état des lieux dans sa boîte mail. Il a fallu modifier les habitudes des utilisateurs, mais c’était indispensable. Il y a désormais un gain de poids (nous n’avons plus à nous emporter de lourds dossiers), de temps et une économie de papier.